Au tour de Another World....

Au tour de Another World....
Ne pas se fier au rythme entraînant, très rock, ni à l'air enjoué qui incite à se lever pour danser. Effectivement, au premier abord, on peut se demander où sont passés la mélancolie et le romantisme qui fait toute la musique de Gackt. Serait-il donc capable de faire des chansons non teintées de regret et de tristesse? Bien sûr. Mais, surtout, ne pas faire l'erreur de penser que Another World en fait partie. Cependant, on ne peut pas vraiment dire que cette chanson soit triste; elle est juste d'une indéniable vérité.
"You don't need the another world. You can see the another words." dit-il dans son refrain. Ce qui veut dire: "Tu n'as pas besoin d'un autre monde. Tu peux voir les autres mots."
Quel est cet "autre monde" dont il parle? Et quels sont ces "autres mots"? Quand on ne s'attarde que sur le titre, on peut penser que Gackt critique notre monde en en proposant un "autre", une sortre d'utopie alors. Mais pas du tout: il critique ceux qu'ils l'habitent; ceux qui, encouragés par les médias qui n'en montrent que les aspects négatifs, veulent un "autre monde" et détruisent ainsi celui qu'ils jugent trop laid à leurs yeux. Ne pas aimer quelque chose, c'est la rendre laide...
En ne voyant que la laideur de ce monde, ils en écrasent la beauté parce qu'ils n'arrivent pas à voir les "autres mots": ceux qui rendent la vie supportable, ceux qui font fleurir la beauté en ce monde....Mais Gackt nous donne de l'espoir: ces "mots", on peut les voir...
# Posté le mercredi 30 août 2006 15:52
Modifié le vendredi 01 septembre 2006 16:30

petite analyse de Mizérable...

petite analyse de Mizérable...
Cette chanson est une légende à elle-seule. Chantée par un Gackt tout droit sorti de Malice Mizer et encore fortement imprégné du monde onirique qu'il y avait créé, le morceau s'ouvre sur une envolée de notes au violon qui donnent tout de suite à penser à quelques époques lointaines. Et c'est précisément le but de l'artiste: il fait en fait référence à l'oeuvre de Victor Hugo, Les misérables, où le mépris des pauvres y est abordé avec réalisme et romantisme.
Gackt, dans sa chanson, a surtout gardé le romantisme, porté à son paroxysme par le violon, la beauté de la mélodie et le lyrisme des paroles. L'hisoire de cette chanson est simple: elle parle de deux êtres qui, par leur différence de classe sociale, ne peuvent se rencontrer; entre eux, se dresse un "mur" de préjugés et de principes vétustes. Il mentionne ce "mur" lors du refrain où, dans celui-ci, on sent une prière sourde marquée par la peine. C'est au milieu du refrain qu'il déclare le nom de la chanson et celui-ci est au pluriel: "les misérables". On peut bien sûr penser qu'il cite simplement l'oeuvre de Victor Hugo mais il y aussi une autre explication à ce pluriel:
Dans l'oeuvre de Victor Hugo, seuls les pauvres sont misérables car ils sont méprisés et rejetés de la société; dans la chanson de Gackt, l'homme pourtant richissime est aussi misérable que l'homme démuni parce que, malgré ses richesses et son pouvoir influent, il lui manque le plus important: l'amour de la personne qui est derrière le "mur". Nulles richesses et nul pouvoir ne peuvent remplacer cet amour et ils sont malheureusement incompatibles.
Dans le clip de cette chanson, cette situation est bien mise en scène: dans un décor austère et quasi-désertique, deux personnages installent un paradoxe: l'un, dans le confort douillet d'une chaise à porteur, vêtu comme un prince, diablement hautain mais confiné, enfermé dans son petit monde restreint, symbolisé par la chaise à porteur; et l'autre, vêtu en haillons, seul au monde, placé dans un décor qui semble trop vaste pour lui et dont il n'arrive pas à goûter la liberté dont est privé le riche personnage.
Jamais les deux personnages ne se rencontreront et l'un deux finira par errer dans une forêt dont on ne peut tirer nul espoir...Mais lequel est-ce? Le richissime personnage? Ou l'homme démuni?
Ce clip, en plus de posséder une esthétique onirique (notamment le passage dans la forêt), nous révèle un Gackt qui sait faire passer de nombreuses expressions dans son visage et son attitude. Le message qu'il veut nous faire passer revient à nous par la réminiscence de ses yeux tristes et la souffrance qu'inspirent les deux personnages....


~夢~
# Posté le vendredi 25 août 2006 16:18
Modifié le jeudi 24 mai 2007 09:30

★~end~ Hoshi no suna: Track 4 - album~the seventh night

★~end~ Hoshi no suna: Track 4 - album~the seventh night
Epitaphe d'un reflet de gackt:

La désuétude de la passion ou le sentiment d'accomplissement convergent dans l'éloignement, respectivement graduel ou soudain.

Hoshi no suna est la destination de la phrase précédente, un aboutissement étoilé.
Dans la rapsodie de l'alto dramatique, la nébuleuse se condense, chaque particule, chaque note s'agglomère à son complément pour dessiner l'ébauche d'une perfection. Le contexte se dessine a son tour, dans un vent de grâce, s'égrènent les grains de sables en caressant l'étoile au son de la harpe. Un solipsisme, une voix, la seule réalité possible pour l'éclosion: repaître le noyau de sa voix exaltée, la mise au monde de l'étoile érinée par l'assentiment de sa voix comme guide.

Sur le chemin de La beauté étoilée, ou seule son éternelle robe de sable nous laisse présumer sa direction, chacun cherche, scrute la beauté a l'infini. Affublée du temps, elle parcours la brillance, cette voix si lointaine à l'écho du magnifique, l'idéal de son éclat, se reflétant dans les larmes, illumine l'espoir. Un espoir dans lequel résonne cette mélodie qui fait naître l'intemporel, la perfection se nourrit de l'éphémère pour nous permettre la perception de la beauté, de l'éternel. Elle continue son ascension, dans chaque regard que porte l'âme vers le ciel.

Sa justification empirique se dérobe au rythme ou son tracé sablé, dans lequel chaque grain sourit à la mélodie de la beauté, s'oublie dans nos pensées. L'étoile meurt donc ainsi, dénudée de sa passion et de sa parure. La chaleur concupiscente s'éloigne dans l'ombre de l'évasion de son coeur, la voix si belle.

La beauté vit dans l'éphémère, mais le bonheur lui la regarde mourir indifférent dans son équité, mais elle, cette étoile des sables, chatoie pour toujours dans nos yeux.★




~ba2~
# Posté le vendredi 17 février 2006 20:11
Modifié le samedi 19 janvier 2008 11:06

Part 2: La voix de la raison...

Part 2: La voix de la raison...
Gackt avait lui-même, dans le passé, une manière de parler peu élégante. Quand il parlait le dialecte de Kansai, c'était brut, et encore parfois ses paroles s'y replongent lorsqu'il sombre dans la colère. L'origine en est peut-être la mouvance contraire à son influence parentale qui s'est voulue très stricte. Le travail du père poussa Gackt et sa famille à parcourir les lieus, Okinawa, Yamaguchi, Fukuoka, Shiga, Osaka, Kyoto, un mouvement dont le référentiel était la langue. C'est en effet le japonais classique (de Tokyo) qui incarne cette constante ôu les variables sont les lieus. Une constante assurant un équilibre familial, que jeune Gackt redéfinie selon son contexte : il parle le japonais classique à la maison, et le dialecte de Kansai dehors. L'impression qu'il donnait à ses amis provenait de sa façon de parler.

Maintenant, Gackt développe son interprétation. Lorsqu'il écrit les paroles de ses chansons, étant concerné par la beauté de langue japonaise, sa conscience de la beauté confrontée à sa façon de parler et aux mots choisis délivre la floraison musicale. Lorsqu'il veut exprimer ses sentiments, il écrit des paroles, et, la volonté de partager ses sentiments est à réaliser sous réserve de sa justification de l'existence. Une existence attestée par la vérité, une vérité approuvée par des sentiments, des sentiments retranscrits par une belle façon de parler de d'écrire. Gackt vous demande d'aimer le japonais et de l'apprécier au mieux possible en le parlant et l'écrivant bien, « cela vient du c½ur »...

Chaque homme dispose comme il le souhaite les différents facteurs de la vie (sentiments, émotions, survie, etc... ) sur l'échelle de l'éthique, appelée expérience ou vérité. Cependant, on ne dispose pas tous des même facteurs, Gackt l'illustré en plaçant au somment de son importance la communication de la beauté, un facteur que peu connaissent....




~ba2~
# Posté le vendredi 17 février 2006 19:58
Modifié le vendredi 17 février 2006 20:10

.Moonchild <~

.Moonchild <~
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Moonchild est un film dans lequel Gackt et Hyde (de l'Arc en ciel) jouent.
Dans un futur proche, l'Asie, régit par un chaos économique profond qui surenchérit la légèreté sociale de ses habitants, dévoile un Japon triste. La misère et le crime déguisent les quartiers en ghetto emportés par rivalités des gangs. Le jeune Sho(gackt) et ses amis vivent de leurs vols, mais confrontés à de sévères problèmes leur autonomie s'évanouie : Le parcours autodidacte de Sho se voit guidé par un sauveur étrange de par sa nature : kei(Hyde). Kei va être le père de Sho, puis son ami, du fait de son immortalité. Prospérant dans le banditisme le tandem se verra représenté une amitié sincère. Des rencontres consolideront le clivage des gangs, révèleront des secrets et des contraintes de la vie et du temps feront mourir les uns, et feront naître d'autres.

On perçoit dans moonchild un Gackt très comique, de par son accent mélangeant des tonalités japonaises et chinoises. Aussi, un jeu d'acteur assez convaincant dans le sérieux. Gackt incarne l'impétuosité, la rage et représente l'éphémère. Hyde lui décrit une sagesse du temps, un lyrisme et une poésie de ses yeux tristes et penseurs.
En traitant l'immortalité il s'agit d'un film qui s'interprète selon le degré d'importance que l'on accorde au temps, et, selon l'affection qu'on lui porte ....



~ba2~
# Posté le samedi 14 janvier 2006 10:49
Modifié le mercredi 28 juin 2006 16:50