Le raffinement de diabolos réside dans le paradoxe japonais, compromis entre traditions et percées technologiques, la chanson Storm s'accapare la description de l'album dans le sens ou elle cultive un rock nature, mais, fait fleurir l'intérêt de par ses pétales de piano qui se fanent et refleurissent selon les aléas rythmiques. Le paradoxe se ressent aussi dans Future qui s'illustrera d'ailleurs comme le seul semblant de ballade de l'album à mon grand regret. On y perçoit les échos d'une guitare acoustique jalonnée d'une poignée de cris de la technologie, du brut et du synthétisé, pour un équilibre atteint par l'addition vocale.
Tous les récents singles tels que Black Stone, Métamorphose, Todokanai.. relèvent la saveur commerciale sans pour autant dénaturer l'album. D'ailleurs Ash, supplément du single de Bl.stone propose une chanson bien travaillée, dont l'artifice contextuel permet (comme dans les plus belles chansons de gackt, last song) à la voix de gackt de prendre un appuie à la base de son ampleur. Enfin Misty rétablit un calme nostalgique des beautés antérieures.
Diabolos est donc un album fidèle à l'éthique de Gackt et comblera les expectatives de ses auditeurs de longue date; ni l'attache avant-gardiste ni les concrétisations de la candeur semblent circonvenir aux besoins mais se plient à l'envie de l'auteur, c'est leur partielle désuétude qui cultive mon espoir et mon regret ...
~ba2~


