Sakurasou: Track 9 - album~Love letter

Sakurasou: Track 9 - album~Love letter
Love letter est probablement l'album le plus complaisant de gackt. C'est dans ce bourgeonnement musical que s'entreprit la genèse de la perfection: un album ou toutes les chansons s'égalent dans la beauté. L'homogénéité de l'esthète se plie aux méandres envoûtantes de toutes ces ballades, et invoque en elle une disparité singulière: Sakurasou

Sakurasou, un air pétillant régissant dans une fraîcheur simple et agréable, au touché du printemps.... La sakurasou est une fleur à cinq pétales l'apparentant à la fleur de sakura, dont la couleur exploite la palette du blanc au violet. Cet amalgame de couleurs aux diverses parfums des saisons entame alors sa démarche fleurissante....

La chanson Sakurasou s'amorce sur la légèreté des notes d'un xylophone et d'un synthétiseur qui s'évaporent dans une brume printanière. Ces notes évanescentes s'enchevêtrent les unes aux autres pour tisser une symphonie à la beauté résonnante.

La douceur des notes s'évanouit au souffle de la voix de gackt, une apparition timide, une voix étouffée, lointaine, mais apaisante.... la voix s'éclaircit alors, accompagnée d'une murmure angélique témoignant l'apogée de la floraison. Sakurasou se termine sur des échos mélodieux retraçant l'abondance sentimentale de la prélude initiale, ces quelques notes...

La mise en abîme de Sakurasou rappelle le cycle d'une fleur affecté par la tempérance des saisons, une chanson qui surgeonne au fil des notes, et fleurit dans l'éphémère pastoral....





~ba2~

# Posté le mercredi 13 juillet 2005 18:47

Modifié le jeudi 24 mai 2007 09:33

Lapis: track4 - album~Mizerable

Lapis: track4 - album~Mizerable
La précédente description de l'album mizerable élabore un berceau musical: analyses des premières chansons de gackt parcourant l'élancée évolutive de cet album, chacune de ces chansons fait éclore la suivante pour aboutir à la dernière. Résultat de cette traversée rythmique, Lapis s'avance comme étant le but recherché. On y retrouve les belles vocales de mizérable, instrumentale voyageuse ressassant les notes de story...

Le Lapis étant une pierre bleuté, un soupçon azur qui caractérise l'océan, la mer, dont on entend le soupir au début du morceau Lapis ainsi qu'à la fin. Plongée dans l'immensité de l'océan, Lapis se voit offerte le liberté de l'infinie, cette légèreté qui donne à cette chanson la saveur de la beauté.

La douce voix s'agence à l'instrumentale pour imager cette beauté. Voix douce et chaleureuse empruntant les chemins de la mélancolie pour papillonner dans l'odeur aléatoire des aigus et des graves. Les vocales se fondent dans une mélodie froide du piano, exacerbée par le violon et l'alto lui donnant une dimension fuyante.

Un parcours vers l'horizon qui s'achève sur trois notes de piano au contexte ambiguë, entre ciel et mer...




~ba2~

# Posté le mardi 05 juillet 2005 20:36

Modifié le mercredi 28 juin 2006 16:52

La pétillance marbrée de la lune miroite sur ses mentottes de fourure ..

La pétillance marbrée de la lune miroite sur ses mentottes de fourure ..
-"belle nuit n'est-ce pas?"
-"oui. Le bruit de la pluie m'emporte. Est-ce la lune qui pleure?"
-"je crois plutôt qu'elle pisse"

Les artistes pleurent dans l'arène du temps. Recueillir leurs larmes pour abreuver notre histoire s'apparente à l'arbre qu'on arrose pour le voir grandir. C'est en eux que ruissellent le temps et son destin. D'après gackt, ils exacerbent les deux instances nécessaires à la chronique de notre histoire à chacun. L'imagination, qui nous permet de nous endormir dans l'avenir, et, la créativité, qui concrétise l'imagination et le changement. Les artistes sont alors appelés des "lunes".

Récemment gackt insuffle au titre de "moon" le caractère d'une petite histoire. La lune symbolise l'existence des personnage de cette histoire. Le premier protagoniste étant le soleil, personnage qui révèle le tout à tous. Même les mystères qui devraient être aborder par chacun sans influence extérieure. Les "lunes" sont ces personnages qui amènent aux échéances. Il s'inscrivent bien dans le processus anthropologique, car laissent a chacun le pas à faire pour découvrir soi même. Gackt remarque que ce qu'il est devenu, c'est grâce à l'enchaînement particulier des événements qui caractérisent sa vie, ainsi que ses rencontres, ces gens sui l'ont guidé à un choix. Il les appelle des lunes.

Les artistes sont donc les piliers de la providence qui dessinent le futur ...



~ba2~

# Posté le dimanche 22 mai 2005 10:13

pour les cailloux et les oursons ...

pour les cailloux et les oursons ...
Au studio, il y a un ring. Pour les membres du staff ou de la famille gackt impose les gants pour des séances de combat. Selon gackt les combats sont importants car il est nécessaire de confronter ses intentions avec celles des autres, la progression des coups sur l'autre égrène l'impact anthropologique qui marque l'autre de son intention. C'est alors que l'on débouche sur un monde commun.
De plus les combats fructuent d'arguments d'intensités croissantes qui amènent à l'issue suprême.
L'art du combat à été transmis à gackt par son père, points vitaux desservant la mort. C'est alors que les combats de jeune gackt s'échelonnèrent d'une fantasmagorie métaphorique, élancées fantastiques des membres enrobés de l'effluve de la mort. A chaque combat les larmes définissait son statut "je ne dois pas pleurer, si je pleure je perds", son père disant "on combat pour gagner..."

A 10 ans, gackt se bat pour la première fois à l'école, à partir de là, les combats furent son hobby. Combattre lui l'amenait à la souffrance qui caractérise la vie. Lorsque les gouttes de sang fusent, et les hématomes témoignent du passé, on ressent son vivant et concrétise son présent. C'est en cela que gackt aime ressentir sa mortalité.

Vaincu par un camarade de classe, gackt articule son ambition au karaté. Entraînement et persévérance. Goût de la confrontation jalonna son chemin parsemé de "se battre, est-ce bien o mal?". Seule l'expérience se permet de répondre, et avance l'histoire comme abreuvée de la sueur des confrontations des hommes ...



~ba2~

# Posté le mardi 17 mai 2005 14:55

Modifié le mercredi 18 mai 2005 11:41

Si la pisse atteste mon vécu, alors, je ressens mon vivant....

Si la pisse atteste mon vécu, alors, je ressens mon vivant....
Jeune Gackt empreintait objets ménagers pour les démantibuler. Télé, radio, mais aussi vélos,motos... éventrés, adonnés à l'autopsie de sa curiosité, il s'agit du désir de comprendre, savoir le fonctionnement. Pourfendre le tangible non creux, apprendre, et reconstituer l'ordre, reconstituer les objets, et gackt se doit de rétablir l'équilibre. Sauf en démontant Playstation, qu'il rachète 3 fois et comprend que la composition change, comme l'ordre du monde, changer pour avancer (même pour les Playstation ^^).

Du haut de ses 12 ans, il levait les yeux vers le piano, entreprenait une analyse mais du fait de la complexité et des manoeuvres conséquentes, gackt notait la position de chaque pièce, cependant la contingence pertinente était sa taille, il ne pouvait jamais repositionner le clavier. C'est donc après les classes de musique qu'il s'isolait avec le piano pour goûter a ses secrets trop bien gardés.
Le rapport de force s'inversa avec la prégnance du temps qui offrit à gackt un avantage intellectuel, mais surtout un avantage d'altitude.

C'est donc peut-être en transcendant le monde qu'on finit par le comprendre, à peu près, car il faut toujours comprendre la composante de ce qu'on a compris. Ni vous, ni nous, ni gackt n'avons vu la vérité, il faut continuer à essayer de comprendre pour se sentir vivre.....



~ba2~

# Posté le mardi 10 mai 2005 14:11

Modifié le mardi 10 mai 2005 16:07